dimanche 2 janvier 2011
SANTA CATALINA
Les documents touristiques sont unanimes : si vous ne restez qu'un jour à Aréquipa, il FAUT que vous visitiez Santa Catalina. D'ailleurs même Jean-Paul II (avec son guide du routard en poche) a suivi leur conseil en 1985 ; faut dire qu'il y était venu béatifier une religieuse. Fondé en 1579 par une veuve fortunée, ce monastère qui occupe 20000 m² en plein centre ville et abrite encore une trentaine de "pensionnaires", accueillit d'abord des jeunes filles des meilleures familles espagnoles avec une dote substantielle et parfois accompagnées de plusieurs servantes ou esclaves. La dernière fille de l'arrière grand-mère de la bisaïeule de Mario Vargas Llosa (lire "Ma parente d'Aréquipa" paru chez l'Herne ou le fabuleux "Dictionnaire amoureux de l'Amérique Latine" chez Plon) le tout récent prix Nobel de littérature y a également été none. Véritable ville dans la ville, avec ses ruelles sinueuses, ses places minuscules, ses cours fleuries, ses cloîtres reposants, ses cellules spartiates, le tout d'une architecture massive et complexe (Yann rajoute : et d'un altruisme convivial !?) ... je vous laisse juger par vous-mêmes en vous proposant une petite sélection des 68 (c'est un hasard) photos que j'y ai prises ce matin ; à vous de trouver les baignoires des nones ; suffit de mettre le cailloux au bon endroit dans la rigole, pour distribuer l'eau qui descend direct du Chachani (volcan éteint de 6075m d'altitude, à trouver sur d'autres clichés).
AREQUIPA, la blanche ?
Comme Toulouse est appelée la "ville rose", Aréquipa est connue comme la "ville blanche", mais ce qualificatif est-il toujours encore d'actualité ? Nous en doutons sérieusement ; autant nous avions aimé cette ville il y a 30 ans, chacun de notre côté, autant nous avons beaucoup de mal à l'apprécier pleinement cette fois-ci, même logés par Yann et guidés par son oeil d'archi en herbe. Deuxième ville du pays après Lima, Aréquipa a gardé une partie de son charme avec une plaza des armas splendide, un centre historique digne d'intérêt, desmarchés colorés ... mais sa population double tous les 10 ans, et elle ne cesse d'étaler ses quartiers pauvres qui recueillent les miséreux venus de Puno et Cuzco, au milieu des zones résidentielles entourées de hautes grilles et parfois de plusieurs rangées de fils électrifiés. Ajouter à cela une polution importante, une poussière grise jamais rincée vu l'absence de précipitation (meme pendant la soi-disante saison des pluies), des transports en commun urbains collectifs insuffisants remplacés par une nuées de petits taxis pétaradants, des automobilistes indisciplinés, une maréchaussée débordée ... En vrac, quelques photos ; à vous de trouver celle du flic préféré de Cécile, il joue si bien du sifflet et prend souvent la pose de la statue de l'Inca au pied de laquelle il sévit régulièrement, tout près de "chez nous".
samedi 1 janvier 2011
CANYON DE COLCA
A 160 km au nord d'Aréquipa, le canyon de Colca est le deuxième plus profond de la planète avec ses 3200 m (celui du Colorado n'en fait que 1615); après 6 heures de bus, et un col à 4910 m (je n'y faisait pas le fier croyez-moi, et plutôt content que ça redescende vite de l'autre côté), nous y avons passé une petite semaine (et même le réveillon) dont trois jours de marche avec 4000 m de dénivelé : descente jusqu'au fond, remontée de l'autre côté jusqu'aux villages d'en face, redescente jusqu'à l'oasis avec piscines d'eau thermale et remontée finale jusqu'au point de départ.
Je ne vous en ferai pas un compte rendu détaillé, mais je vous livre simplement une petite sélection de photos ; si celle-ci devait s'avérer insuffisante à votre goût, n'hésitez pas à consulter le site de "TrekEarth" où vous en trouverez certainement de plus belles.
UNE EXPEDITION AVEC YANN
Yann est à Aréquipa depuis début septembre et comme la rentrée de son école d'archi n'a eu lieu que début novembre ... il a bien eu le temps d'arpenter la région ; l'autre dimanche, il nous a fait découvrir (avec deux potes étudiants à La Paz) un de ses coins préférés à une heure de bus, du côté de Yura où se trouve d'ailleurs la plus grande cimenterie du pays (eh non, c'est pas Lafarge).
Après plus de deux heures de marche
en plein désert
un peu de verdure en terrasse
avec de magnifiques champs de patates
toujours plus d'eau
et de verdure
une véritable forêt de prêles géantes
et tout au bout
une cascade de 35 m. et une douche bien méritée
puis à nouveau plus de 2 heures pour le retour le long de vertes terrasses
un grand merci à notre guide
OUNE BOUENE ANIO NOUEVO
Une bonne nouvelle année, c'est ce que nous vous souhaitons à toutes et à tous avec la plante locale par excellence
un coucher de soleil pour l'année qui vient de se finir
et la même plante en pleine floraison pour l'année qui vient de commencer ; merci à tous ceux qui nous ont envoyé (sur notre boîte mail)un petit message à cette occasion ou pour Noël, ça fait toujours plaisir.
Nous avons terminée l'année par 3 jours de marche avec 4000m de dénivelé dans le canyon de Colca (article à paraitre).
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