lundi 14 février 2011

SANS PAROLE tome 2

juste pour ceux qui auraient apprecié
Colorants naturels garantis.
Pourquoi s'en faire ? (Tranquilo y feliz)
Caballitos de Totora : petites embarcations de roseaux utilisées par leurs ancètres pour la peche au large.
Yann est resté très jeu construction.
Plage déserte du nord du Perou, un dimanche de vacances.
Ils s'entendent à merveille pour "fouiner" sur les marchés.

SANS PAROLE

Pour ceux qui n'aiment pas lire, ou que nos textes burinent à donf, voici un chapitre presque sans baratin, un petit florilège de nos dernières photos.
Les Péruviens sont de gros mangeurs de volaille.
Comment faire le plein sans payer ? Attendre la sieste des TROIS.
Llama, à contre-jour et en contre-plongée.
Les "cholitas" font la queue devant la Banque de la Nation ; nous pensons que c'est pour toucher le petit subside versé au cas où elles scolarisent leurs enfants.
Après les moutons, je me lance dans les cochons, c'est trop mignon.

LA PUYA RAIMONDI

encore appelée "La Reine des Andes" ou "La mort amoureuse" par les Indiens est une plante rescapée de la préhistoire ; découverte par un Français en 1830 (Alcide d'Orbigny) mais portant le nom d'un scientifique italien qui la décrivit en 1870, elle ne pousse qu'au Pérou et en Bolivie, entre 3200 et 4800 m d'altitude et met parfois plus d'un siècle et demi à atteindre l'age de la ... floraison ; apparentée à l'ananas, grosse boule de feuilles très piquantes ayant de 2.4 à 3 mètres de diamètre, elle développe un "tronc" pouvant atteindre plus de 10 m de haut et portant 80 000 fleurs ! et des millions de graines, avant de mourrir de sa triste mort dès la floraison terminée, mais meme morte, elle est encore très belle, jugez vous-meme. (Ne cherchez pas les fleurs, ce n'est pas la saison)

dimanche 13 février 2011

dans l'ordre CHAVIN, MOCHICA et CHIMU

Pour le commun des mortels, l'histoire du Pérou se résume souvent à la civilisation inca or il y en a eu de nombreuses autres auparavant ; une fois encore, je n'ai nullement la prétention de vous faire un cours magistral sur ce sujet, mais j'aimerais juste vous dire deux mots des sites que nous avons eu la chance de visiter, avec en prime, l'expertise de Yann qui a étudié tout cela en cours d'histoire dans son école d'architecture d'Aréquipa.
CHAVIN DE HUANTAR (1000 à 300 avant JC) à 4h de mauvaise piste (dont un col à 4200) à l'est de Huaraz ; au lieu de conquérir les autres peuples par le fer, cette culture influa sur le développement artistique et culturel de tout le nord du Pérou ; principale divinité : le félin, souvent très stylisé, temple souterrain avec monolytes gravés.
Culture MOCHICA ( 200 av JC à 850 ap JC) ou MOCHE (ne pas prononcer à la française) au sud-est de Trujillo, site important : Huaca de la Luna, compétences architecturales pour construire d'immenses pyramides (avec des dizaines de millions de brique d'adobe !) richement décorées de magnifiques frises riches en couleur, avant tout renommée pour ses poteries.
Culture CHIMU (850 ap JC à 1470, conquis par les Incas) à l'ouest de Trujillo, capitale : Chan Chan, gigantesque ville en terre, urbanisation remarquable, frises d'adobe, poterie noire moins raffinée, développement du travail des métaux (or et divers alliages).
A ceux chez qui ce modeste article aurait pû éveiller une quelconque passion pour l'archéologie, je conseillerais de consulter internet pour en savoir plus sur "El señor de SIPAN" dont nous avons visité le magnifique musée (inauguré en 2002) aujourd'hui : tout simplement INCROYABLE ! je n'en dis pas d'avantage ; hélas les photos y sont strictement interdites, mais sachez qu'il s'agissait de la découverte la plus importante faite au Pérou depuis plus de 50 ans. En 1987, en voyant circuler sous le manteau un nombre considérable d'objets superbes, un archéologue local comprit qu'un splendide site funéraire de la région venait d'etre pillé ... commenca alors une discrète mais tenace enquète digne d'un bon roman policier ... un "huaquero" (pilleur de tombe) fut meme abattu.

samedi 12 février 2011

LAGUNA DE LLANGANUCO

Cet endroit m'avait permis de faire une de mes plus belles photos il y a 30 ans : le lac couleur émeraude au premier plan avec ses joncs, avec le Huascaran (6768 m) majestueux au fond ; on y distingait d'ailleurs nettement la trace du pan de montagne qui s'en était détaché lors du tremblement de terre de 1970, provocant la terrible avalanche (pierres, glace et boue) qui allait ensevelir les survivants de la secousse et rayer de la carte la petite ville de Yungay. L'agglomération a été reconstruite à l'écart du couloir meurtrier mais la catastrophe de ce 31 mai funeste reste gravée dans toutes les mémoires. Cette fois-ci, la montagne n'a pas voulu se dévoiler devant mon objectif inquisiteur (toujours la saison des pluies) mais la lagune était bien présente, entourée de ces conifères au tronc orange et tordu (que nous avions connus sous le nom d'arrayanes en Patagonie mais qui s'appelent "quenuales" ici) et une flore incroyablement variée pour une altitude voisine de 4000 mètres. Belle balade familiale avec notre "petit".
Inutile de chercher le nom de cette plante semi-aquatique à tige orange dans vos recueils de botanique ...
Chantilly épaisse montant de la vallée.

HUARAZ et la Cordillière Blanche.

Au nord de Lima, la Cordillière Blanche ne s'étend que sur 180 km de long mais compte pas moins de 35 sommets à plus de 6000 m d'altitude ! c'est dire l'attrait qu'elle exerce sur les montagnards de toute la planète ; au pied du Huascaran, le plus haut sommet du Pérou avec ses 6768 m, la capitale HUARAZ, ne comptait que 35 000 habitants il y a trente ans (70 000 morts dans la région lors du tremblement de terre de 1970) ; sa population s'élève à présent à 150 000, avec tout ce qui en découle : architecture et urbanisation anarchiques, voirie défectueuse, infrastructures insuffisantes ... bien évidemment, nous n'avons pas aimé cette ville, mais nous avons dù attendre patiemment l'arrivée de Yann, retenu à Aréquipa par rendu de projets et divers travaux en cours dans le cadre de ses études d'archi. De plus, la saison des pluies n'est guère favorable aux longues randonnées. (ni aux belles prises de vue d'ailleurs ...)
On peut admirer les montagnes le matin de bonne heure ...
...ou le soir tard ...
...et parfois meme la nuit ...
... mais rarement en plein jour (ici le Huascaran, 6768 m)

mercredi 9 février 2011

LIMA vite fait

Nous ne serons restés que deux jours à Lima, pour couper notre voyage d'Aréquipa à Huaraz (25 heures de bus), parce que nous craignions de retourner dans cette ville qui nous avait profondemment troublés tous les deux il y a 30 ans par sa crasse et sa misère ; mais finalement, nous en avons été plutot agréablement surpris : centre ville propre et bien "relooké" en particulier la plaza de armas (où ont-ils "parqué" tous les pauvres ?) et banlieue plutot agréable. Nous en avons profité pour faire une petite visite à l'IPBV (industria peruana de buena voluntad) l'institution dont nous sommes parrains depuis plus de 30 ans ; elle reçoit une quarantaine de jeunes handicapés (moteurs ou mentaux légers) pour leur apprendre les rudiments d'un métier manuel (menuiserie, cordonerie, jardinerie, couture, poterie ...) et leur trouver un petit emploi ; Emilia, la directrice, elle-meme en fauteil roulant, nous a reçus et fait visiter les locaux à présent parfaitement opérationnels (il y a trente ans, certains étaient encore vides) en particulier une cuisine et un réfectoire ou déjeunent tous les "élèves" et le personnel ainsi qu'un verger-potager à faire palir les amateurs de jardinage ; ça fait plaisir de voir à quoi "notre" argent a été utilisé.
L'atelier de céramique
La salle d'exposition (pour vendre les objets fabriqués)
Fleurs et verger
La plaza Dos de mayo.