vendredi 18 mars 2011

PASSES AU NORD

A 20 km de Quito, a 2500 m d'altitude, dans notre inexorable remontee vers le Nord, nous avons franchi l'equateur, cette ligne imaginaire qui divise notre planete en deux ; nous ne nous y sommes pas arretes, vous echapez donc a la classique photo du "un pied au Sud, l'autre au Nord" ; nous sommes toujours en Amerique du Sud, mais dans le meme hemisphere que vous (que nos tres rares lecteurs du Sud me pardonnent cette generalisation). En fait, nous filions vers OTAVALO pour la tres celebre feria du samedi, le plus grand marche d'artisanat du continent ; lors de la conquete, les Espagnols obligerent les indiens de cette region a se consacrer au tissage et ces derniers y mirent toute leur energie et finirent par devenir des tisserants hors pairs ; dotes en outre d'un grand sens du commerce, les OTAVALOS ont envahi le marche mondial et sont regulierement presents a la foire de Lyon par exemple.
les hommes portent la natte
et les femmes des blouses brodees et des colliers dores
Nelly et Martha
Bertha et Jose
le choix est immense
et les couleurs nombreuses
ce qui rend la decision difficile
Plus on monte vers le nord, plus on trouve de noirs, surtout pres de la cote ce sont les descendants des esclaves qui furent amenes d Afrique pour remplacer les indiens dans les plantations (canne a sucre et autres) apres que la controverse de Valladolid leur accorda le statut d humain auparavant on avait juge qu ils n avaient pas d ame...
Nous avons poursuivi sur notre lancee et passe la frontiere colombienne le soir meme.

mercredi 16 mars 2011

MA CINQUANTE ET UNIEME CAPITALE

QUITO m'a permis de débloquer mon compteur resté à 50 unités depuis plus de 10 ans ...................Arrivés à 6h du matin par le bus de nuit depuis la cote pacifique (évacuée le jour meme en raison du Tsunami) nous avons tous apprécié cette ville (Cécile, Alphonsine et Joel connaissaient déjà), et surtout son centre historique à l'architecture coloniale, son systeme de transport urbain bien au point et très bon marché, ses habitants polis, toujours prets à se mettre en 4 pour donner un renseignement, ses rues bien plus propres que dans les pays voisins ... quelques photos pour illustrer mon jugement.
la basilique
la cathedrale
l'eglise San Francisco et son couvent, plus grand ensemble religieux d'Amerique du Sud avec ses 7.5 hectares en plein centre-ville
centre ville
petit restau sympa
Ceviche mixto (poisson + fruits de mer)
Corvina sauce fruits de mer

mardi 15 mars 2011

LE VOLCAN ACTIF LE PLUS HAUT DE LA PLANETE

Avec ses 5897 m d'altitude, le COTOPAXI n'est que le deuxième sommet du pays (le premier étant, je vous le rappelle, le CHIMBORAZO avec 6310 m) mais reste le volcan en activité le plus élevé de la planète, bien que sa dernière éruption date de 1904 et sa plus destructrice de 1877 : un épais nuage de cendres avait "étouffé" la ville de LATACUNGA pendant plus d'une semaine et fait de très nombreuses victimes. Ce beau volcan ne nous a pas fait l'honneur de se dévoiler totalement à nous dans toute sa splendeur (saison des pluies, eh oui, toujours elle) mais cela ne nous a pas empéché de faire de superbes balades dans le coin : la montée au refuge (Joel préfère le terme "camp de base" pour épater ses potes) à 4810 m, donc l'équivalent de l'altitude de notre bon vieux Mont-Blanc, avec Victor un guide autochtone, et le lendemain une sortie au volcan Quilotoa et sa magnifique lagune ; une nouvelle fois, je n'ai pas su choisir quelle photo vous montrer, aussi je réitère l'affront de vous en proposer huit avec premier plan différent ... (personne ne s'en est plaint la dernière fois !): candelilla (fleur rouge), Chukirahua (fleurs oranges), niachac (fleurs jaunes) lupins (bleus) touffe de joncs, ou rien
plus on monte en altitude, moins riche est la flore

vendredi 11 mars 2011

VOL AU PARADIS

Joel est content, il a volé au-dessus du Pacifique ... La fièvre montait depuis quelque temps, il voyait des condors partout ... le moindre moineau faisait 3 m d'envergure à ses yeux ... nous avons traversé tout le pays pour nous rendre à Crucita au nord de Manta sur la cote équatorienne, et là, après une bonne baignade dans l'océan bien pacifique (c'était l'avant-veille du tsunami), il a retrouvé les siens, d'autres passionnés de parapente du monde entier attirés par les conditions de vol exceptionnelles de ce coin perdu, au milieu d'un chapelet de villages de pecheurs ; ça a causé "sketch, venturi, thermique, laminaire, deco (et donc aterro), cravatte, clef ... " et tout ce beau monde s'est envoyé en l'air.
concentration
gonflage
decollage
c'est parti
pelicans, vol en "espadrille" comme dit Jo
aterrissage en douceur sur la plage, a 10m de l'hotel
.................. le lendemain, Alphonsine s'est laissée tenter egalement (mais pas nous)
vol en tandem bien sur
une premiere, Joel (à gauche) et Alphonsine en vol, ensemble et sur la meme photo !
Alphonsine avec Luis, son pilote ..."trop genial"