lundi 21 février 2011

SEPARATION

Yann nous a quitté ce matin ; il a pris le bus de Guayaquil à Lima, ce qui devrait prendre 26 heures ; ensuite il ne lui restera que 16 heures de plus pour rallier Aréquipa et retourner à ses cheres études. Il aura voyagé deux bonnes semaines avec nous, dans le nord du Pérou et le sud de l'Equateur, et ma foi, ça c'est très bien passé. Presque toujours de bonne humeur, toujours partant pour des jours et des nuits de bus, des heures de marche, toujours curieux et pret pour des visites de sites et de musées, il a également suivi notre rythme alimentaire : parfois jeun obligé puis opulence retrouvée, et aussi et surtout et souvent, toujours pret à boire une bonne bière ensemble ... Comme nous vivons le jour et dormons la nuit, il nous a également suivi sur ce terrain ! et comme avec Martin l'an dernier, ces quelques jours passés ensemble nous ont permis de vivre avec notre fils, petit dernier, devenu jeune adulte : longues discussions philosopho-metaphysiques (surtout avec sa mère), de nombreux sujets que l'on a guère l'occasion d'aborder dans la vie quotidienne. Cette quinzaine de jours passés ensemble sera d'autant plus appréciable qu'il a su nous faire comprendre qu'il n'avait nullement l'intention de rentrer en France en septembre à la fin du semestre ... Cécile a eu un petit coup de blues en réalisant qu'il ne rentrerait probablement pas avant Noel ...
En bon fils ...
En musicien du groupe "Village people" ...
En guide touristique specialise en architecture ...
En Neptune ou Poseidon, c'est selon ...
En compagnie de son père ...
En train de taquiner un iguane ...
En confidence ...
En découvrant une vraie noix de coco ...
En pseudo tahitien ...
En recevant les dernieres recommandations ...
En montant dans le bus, pour quelques 42 heures de voyage annoncees, en fait 50 effectives ...

DAME NATURE EXUBERANTE

Si la Bolivie a été pour nous le pays des marchés et des Indiens, le Pérou celui des civilisations passées et des traces qu'elles nous ont laissées, l'Equateur sera indéniablement celui de la nature en folie : fini le desert côtier entrecoupé de vallons fertiles et riants qui nous accompagne depuis le nord de Santiago, fini la cordilliere pelée et l'altiplano aride, a present nous vogons dans la verdure permanente, forêts tropicales (j'ignore si ce terme s'applique egalement a proximite de l'equateur), montagnes portant paturages et troupeaux, plaines et vallees verdoyantes tapissees de cultures, des arbres ployant sous les fruits exotiques, des fleurs de partout ... Cecile connaissait deja, mais Yann et moi nous decouvrons, et nous aimons beaucoup tous les trois ; ajoutez a cela des gens sympatiques, polis et toujours prets a aider, des voitures qui s'arretent pour nous laisser traverser la rue, des taxis qui ne nous harcelent pas sans cesse, moins de detritus dans les rues, moins de crasse en general, ... des films, des pieces de theatre, des concerts a volonte ... bref, ca ne fait qu'une semaine que nous sommes arrives et je pense que ce pays sera vraiment le coup de coeur de ce voyage. Pour accompagner ce premier article, un echantillon de la flore locale du Parc National Podocarpus dans l'extreme sud du pays. (cette fois-ci, je n'ai pas pû me limiter a 12, je vous en ai mis 6 de mieux)
au Quebec, on appelle cela des crosses de violon (et ca se mange) ici, il s'agirait plutot de contrebasse
vu de loin ...
... de plus pres ...
... d'encore plus pres
la canopee m'a toujours fait rever
"scotch brit vegetal"
ici, meme les clôture poussent !

CAÑON DEL PATO

Allez, un petit dernier sur le Pérou avant de passer à autre chose ; pour rallier la cordillière à la côte, nous n'avons pas choisi la solution de facilité, nous avons emprunté le Cañon del Pato, itinéraire desservi une seule fois par jour par une seule compagnie de bus, toutes les autres préférant faire un grand détour par le sud, et pour cause ! Un défilé profond et étroit avec 35 tunnels creusés à la main (qui conduit de Caraz à Chimbote, détails pour ceux qui nous suivent à la trace sur Googlearth ou tout autre logiciel d'espionnage, au total 9 heures de bus jusqu'a Trujillo) et pour croiser les camions et bus qui viennent en sens inverse ..., mais une nouvelle fois, je laisserai parler les images ; mais que ceux qui préférent beaucoup de texte et qui ont apprécié l'article de Cécile se rassurent : elle en a annoncé un autre ... sans préciser quand. Patience donc.
Ça démarre pèpère, une piste le long d'un torrent boueux de montagne ...
puis ça se ressert petit à petit ...
... et toujours plus ...
Yann, au fond du bus, assure et mitraille de son coté ...
Ça se complique lors des croisements avec d'autres véhicules ; au cours de l'un d'eux, notre bus a du faire une manoeuvre, Yann a vu la roue arrière dans le vide ... Cécile a change de place ...
... desert mineral ...
avant de traverser ce pont, le chauffeur s'est longuement concentré ; a-t-il fait sa prière ou pris un coup de gniole ?
des gens montent dans le bus au milieu de nullepart
un village fantome sur l'autre rive, une mine abandonnée ...
plus on se rapproche de la côte, plus il fait chaud (la température est passée de 14 a 34 degrés C) et plus on trouve des fruits et des fleurs ; ici, un flamboyant ; puis ce seront rizieres et champs de canne à sucre ...
Pour clore sur le Pérou et rien a voir avec le sujet du jour, un extrait du chapitre sur Cuzco dans "Voyage à motocyclette" de Ernesto Guevara : ... "Les temples ont été démolis jusqu'à leurs fondations, quand leurs murs n'ont pas servi de base aux églises de la nouvelle religion. La cathédrale fut érigée sur les ruines d'un grand palais, et sur les murs du temple du Soleil, furent construits ceux de l'église de Santo Domingo, semonce et défi du conquistador orgueilleux. Toutefois, frémissant d'indignation, le coeur de l'Amérique communique de temps en temps un tremblement nerveux au dos paisible des Andes, et l'énorme secousse ébranle la surface de la terre. Par trois fois, la coupole de l'orgueilleuse Santo Domingo s'est effondrée dans un fracas d'os brisés, et ses murs se sont eux aussi fendus et écroulés. Mais la base sur laquelle ils reposent - le bloc du temple du Soleil - manifeste son indifférence de pierre grise, sans que l'ampleur du désastre qui frappe l'église qui le domine ne déplace une seule de ses roches"...et un peu plus loin, au sujet des habitants actuels : ..." de promouvoir une connaissance exacte de la culture quechua et de faire en sorte que les membres de cette race se montrent orgueilleux face à leur passé, au lieu d'etre honteux face au présent, en raison de leur appartenance à une communauté indigène ou métis."

lundi 14 février 2011

SANS PAROLE tome 2

juste pour ceux qui auraient apprecié
Colorants naturels garantis.
Pourquoi s'en faire ? (Tranquilo y feliz)
Caballitos de Totora : petites embarcations de roseaux utilisées par leurs ancètres pour la peche au large.
Yann est resté très jeu construction.
Plage déserte du nord du Perou, un dimanche de vacances.
Ils s'entendent à merveille pour "fouiner" sur les marchés.

SANS PAROLE

Pour ceux qui n'aiment pas lire, ou que nos textes burinent à donf, voici un chapitre presque sans baratin, un petit florilège de nos dernières photos.
Les Péruviens sont de gros mangeurs de volaille.
Comment faire le plein sans payer ? Attendre la sieste des TROIS.
Llama, à contre-jour et en contre-plongée.
Les "cholitas" font la queue devant la Banque de la Nation ; nous pensons que c'est pour toucher le petit subside versé au cas où elles scolarisent leurs enfants.
Après les moutons, je me lance dans les cochons, c'est trop mignon.